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Laval Ville Intelligente

Depuis quelques années, le concept de « ville intelligente » est au cœur des discours et des préoccupations politiques. En effet, au Québec, plusieurs élus multiplient les plans d’action et les initiatives afin de rendre leur municipalité plus intelligente. Mais force est de constater que, pour de nombreux citoyens, un flou demeure. Qu’est-ce qu’une ville intelligente? Pourquoi s’y intéresser? Et surtout, quels seront les impacts réels au quotidien?

 

Pourquoi miser sur les villes intelligentes?

Le concept des villes intelligentes est né d’une nécessité : trouver des solutions innovantes pour les multiples enjeux auxquels nos sociétés font face aujourd’hui. Car nous faisons bel et bien face à un contexte inédit dans l’histoire : les populations vivent de plus en plus en milieu urbain, ce qui nous confronte à de nouveaux problèmes. La gestion des transports, des déchets, la congestion automobile, les infrastructures désuètes et la rareté des ressources naturelles en sont quelques exemples.

 

De plus, ces changements se produisent alors que la confiance du public envers les institutions et les élus est en baisse. Les nouvelles technologies et les médias sociaux permettent aussi une connectivité jamais vue, où on s’exprime et se mobilise en dehors des structures habituelles. Ce n’est donc pas un hasard si les voix de la société se multiplient elles aussi : les acteurs privés, publics et communautaires disposent maintenant de plateformes pour s’exprimer et se faire entendre.

 

Bref, les temps changent. Et le constat est clair : de nouvelles réponses doivent être trouvées afin d’améliorer notre qualité de vie et d’intégrer l’ensemble de la population dans le mouvement. C’est l’objectif des villes intelligentes.

 

Une ville intelligente, comment ça fonctionne?

Une ville intelligente utilise les multiples données dont elle dispose et les technologies numériques pour répondre à ses défis. L’objectif est de proposer de nouvelles solutions durables, qui améliorent les services aux citoyens tout en intégrant ceux-ci dans le processus.

 

Le concept de ville intelligente intègre donc trois composantes :

 

  • La vie urbaine et tous ses enjeux : développement, économie, immobilier, services publics, transports, pollution, santé, qualité de vie, infrastructures, population diversifiée, etc.
  • La technologie numérique : ordinateurs, applications mobiles, réseaux, médias sociaux, etc. Tous les outils qui permettent de communiquer et d’amasser de l’information en temps réel.
  • L’information et les données : échanges et flux d’informations de toutes sortes, sondages, statistiques, etc. Ces données permettent d’obtenir un meilleur portrait des services offerts et des besoins des citoyens.

 

En somme, une ville intelligente est un système qui permet de multiplier les forces et la participation de chacun, pour mieux répondre aux enjeux. Grâce aux technologies numériques, des interactions deviennent possibles entre les citoyens, les services offerts, les élus et les gestionnaires. La ville devient intelligente, car une communication est créée et que les services s’en trouvent améliorés.

 

Ville intelligente à Laval : priorité centre-ville et mobilité durable

Laval est d’ailleurs un excellent exemple de l’évolution vers des villes plus intelligentes. En effet, la municipalité est en pleine transformation et souhaite faire partie des 75 meilleurs endroits où vivre au Canada d’ici 5 ans. Et elle se donne les moyens d’y parvenir, puisque le programme triennal d’immobilisations 2018-2020 prévoit des investissements totalisant 57,4 M$ pour le secteur des technologies et de l’innovation.

 

La Ville est engagée résolument dans le virage de la ville intelligente dans le cadre de sa vision 2020, énoncée précédemment. Ville de Laval souhaite instrumenter son centre-ville afin de faciliter la fluidité de la circulation et d’engendrer une expérience positive et attrayante pour les utilisateurs.

 

Ainsi, l’application mobile inclura différentes dimensions qui bonifieront l’expérience au centre-ville de Laval. Par exemple, les citoyens et les visiteurs pourront facilement trouver les offres de divertissement, de restaurants et de bars à proximité. Mais surtout, l’application inclura un accès facile à l’offre de transports. En quelques secondes, d’une manière efficace et conviviale, on pourra connaître les moyens de se déplacer. Qu’on s’y trouve pour le visiter, étudier, travailler ou s’amuser, le centre-ville deviendra instantanément plus attrayant!

 

Ville intelligente : la transformation débute à Laval

En terminant, rappelons que Laval entame à peine son évolution vers une ville intelligente. De nombreux projets ont déjà été annoncés et verront le jour au cours des prochaines années. En voici quelques exemples :

 

  • Le déploiement massif de technologies de connectivité et de réseautique sur tout le territoire.
  • Une plateforme pour la gestion des demandes des citoyens, appelée « Requêtes citoyennes ».
  • Une plateforme numérique pour la gestion intelligente des feux de circulation.

 

D’ailleurs, le Centre d’incubation et d’accélération en mobilité intelligente à Laval (CIAMIL) fait partie de ces nouvelles initiatives. Nous suivrons évidemment de près toutes les évolutions vers une ville intelligente. N’hésitez donc pas à consulter notre blogue régulièrement!

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Ville intelligente

Depuis bon nombre d’années, plusieurs acteurs de la société civile en particulier dans le milieu municipal évoquent le concept de ville intelligente. Pour les spécialistes, il s’agit d’une sorte de nouvelle norme à appliquer dans la planification urbaine, pour plusieurs, il s’agit d’une utopie futuriste et pour une autre catégorie, il s’agit d’un terme galvaudé, lié à nombre de mesures et d’initiatives qui servent de stratégie parapluie pour des améliorations qui sont déjà adoptées par la majorité des municipalités.

Le CIAMIL désigne pour sa part la ville intelligente comme une ville interconnectée qui cherche à optimiser la prestation de service aux citoyens en termes de mobilité, en accumulant des données par les utilisateurs, via notamment l’internet des objets. Cet internet des objets qui sert à rapprocher la donnée de l’action des services publics. À titre d’exemple, les stationnements intelligents qui affichent par des témoins lorsqu’un espace se libère. Autre exemple, une application mobile que les citoyens peuvent utiliser pour trouver des vélos en libre-service pour se déplacer dans la ville d’un point A à un point B de façon efficiente.

Les possibilités en matière de ville intelligente sont extrêmement nombreuses, mais on ne peut se tromper en affirmant que celles-ci visent à quelques objectifs bien précis : utiliser des données pour optimiser les déplacements (mobilité intelligente), utiliser des données probantes dans la genèse de quartiers avec en tête les points d’interconnexions des infrastructures (Développement urbain axé sur le transit ou TOD), offrir une expérience optimisée aux utilisateurs pour qu’ils se sentent parties prenantes des services publics (signalement de bris par géolocalisation) par une application mobile innovante.

Utilisation de données accumulées par de nombreux capteurs dans le but de prévoir les comportements routiers, la direction du vent dans la disposition des poubelles, les flux de circulation dans la planification des espaces de stationnement, la planification de pistes cyclables par la virtualisation des données de déplacements actifs. La fréquence optimale de déneigement, les tracés optimaux pour les agences de transport et moult autres utilisations de données probantes dans le but avéré d’optimiser toutes les actions menées par les municipalités.

Un enjeu de taille : quoi faire de toutes ces données?

L’accumulation de données de plus en plus volumineuses pose plusieurs questions qui sont pertinentes à toute l’idée de ville intelligente :

1-Comment les emmagasiner, les stocker

2-Quels dispositifs mettre en place à l’intérieur même des structures décisionnelles municipales

3-Comment les traiter et les interpréter

4-Comment les protéger et en limiter l’accès que pour les fins auxquels elles ont été recueillies.

C’est en ce sens que la gouvernance de proximité amorce une transition majeure, une révolution numérique en quelque sorte.

Outre les multiples outils d’optimisation des déplacements, cette révolution s’articule également autour d’opportunités d’amélioration de l’ensemble des services offerts à la population. L’adoption de principes basés sur la décision à partir de données accumulées permet à la municipalité de réduire ses coûts opérationnels et d’améliorer l’efficience des services rendus, en particulier lorsque l’intelligence est articulée autour de la mobilité urbaine.

Par exemple, la ville intelligente est un levier pour l’utilisation optimale des ressources publiques, la réduction des dépenses, l’augmentation de l’automatisation de tâches répétitives et l’utilisation optimale des effectifs d’entretien des infrastructures municipales. Formuler une demande pour qu’une personne ressource fasse un suivi serré du dossier devient beaucoup plus simple et efficace lorsque le citoyen peut faire le suivi en temps réel de son cas citoyen. S’il y a un trou dans la chaussée, des matières résiduelles à ramasser ou autre, cela peut être signalé en tout temps, et traité aussitôt que la personne ressource arrive sur son lieu de travail.

Ville intelligente : ville connectée

Accumuler les données et les renseignements pour prendre de bonnes décisions implique que les citoyens soient tous membres d’un réseau qui accumule les données de manière holistique. Il n’est pas possible d’envisager une ville intelligente sans capteurs pour accumuler les données et les colliger anonymement, dans le but de les interpréter pour prendre les meilleures décisions.

C’est en ce sens que l’internet des objets (IoT) entre en ligne de compte. Grâce aux téléphones intelligents, aux mobiliers urbains et autres dispositifs connectés en réseau à la grandeur de l’agglomération, les données sont recueillies. Si cela n’est pas fait, il y a un risque que les informations soient fragmentaires et surtout, que les citoyens n’y adhèrent pas. En absence d’adoption d’un réseau et de capteurs de données, celui-ci ne peut être aussi utile que prévu. Évidemment, des mécanismes sont à mettre en place pour faire en sorte que ces données ne soient pas en dépassement sur la vie privée des citoyens.

Pour résumer, une ville intelligente nécessite quatre choses importantes : un dispositif qui permet de générer des données (capteur); un réseau qui permet d’agglomérer ces données (infrastructure de données); un code d’éthique et des mesures de sécurité qui en encadrent l’utilisation, et surtout, des spécialistes qui sont en mesure d’interpréter ces données pour les rendre utiles au quotidien des citoyens.

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