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TRANSPORTS ACTIFS, PARTAGÉS ET ALTERNATIFS

TRANSPORTS ACTIFS, PARTAGÉS ET ALTERNATIFS: DES VOIES PORTEUSES POUR RÉDUIRE LA CONGESTION ET AMÉLIORER NOS DÉPLACEMENTS

L’innovation en matière de transport intelligent passe aussi par les initiatives inspirées et induites par une transformation graduelle et surtout, le constat frappant de l’inefficacité du modèle classique du réseau conçu exclusivement pour l’automobile en solo. En ce sens, des utilisateurs des transports s’organisent et tentent, par des moyens bien précis, d’insuffler des changements qui permettront, à terme, de réduire la pression sur les réseaux d’infrastructures de transport et optimiser les déplacements, dans une plus large mesure. Les modes de transports actifs et alternatifs offrent des opportunités variées et riches, tant en terme d’impact que d’expérience.

Les propositions du Centre d’Incubation en Mobilité Intelligente de Laval (CIAMIL) peuvent relever du grandiose et du complexe, mais également de transformations en apparence mineures et qui, à terme, s’avèrent à incidence majeure. Après tout, plusieurs grandes innovations techniques sont nées d’un accident de parcours.

Si notre souhait est d’optimiser les déplacements et de réduire la congestion, cela passe, entre autres, par l’adoption de modes de transports actifs, partagés et alternatifs. Par exemple, les transports actifs peuvent inclure la marche, la bicyclette et tous les autres dispositifs qui nécessitent l’utilisation de la force du corps humain. Ceux-ci font partie des moyens de transport les plus efficaces en fonction de l’espace qu’ils occupent en pied carré. Ces moyens ont d’ailleurs un effet non négligeable sur la santé publique des gens qui « pratiquent » ce type de transport.

L’importance de favoriser les transports actifs dépasse le cadre de la simple mobilité. Il s’agit également d’une manière de réaliser des gains au niveau de la condition physique des usagers des transports, faisant d’une pierre deux coups.

Planifier les transports de manière à favoriser l’activité physique implique plusieurs transformations à impact positif. De manière particulière, celui d’une transformation des infrastructures classiques et de modifications peu coûteuses entrainant une amélioration marquée de la capacité de transit des usagers. Par exemple, un réseau de pistes cyclables, lorsqu’utilisé de manière assidue, réduit considérablement les coûts d’entretien des réseaux dits classiques ou autoroutiers. Nous pouvons voir le réseau de transports actifs comme une soupape aux réseaux routiers. Ce genre de déplacement actif, d’abord local, est reconnu pour réduire significativement la congestion, les coûts d’entretien des infrastructures et les émissions de GES, améliorant par la même occasion la santé de la population.

Les transports alternatifs regroupent l’ensemble des alternatives à l’automobile en solo. Ceux-ci regroupent autant le transport en commun que la bicyclette ou toute option venant tempérer les pressions sur le réseau routier. Les aménagements nécessaires à l’optimisation des déplacements et du transport sont non négligeables, mais selon une étude comparative de Stefan Gössling de l’Université de Lund à Copenhague, il est six fois plus coûteux de se déplacer en auto qu’avec une bicyclette. Cette information est d’ailleurs très stimulante pour ceux et celles qui ne demandent qu’à opérer le nécessaire changement de paradigme en transport vers une mobilité beaucoup plus intelligente.

Les transports partagés sont, quant à eux, des modes de transports appuyés par des outils technologiques favorables aux interactions entre les usagers, dans le but de diminuer le nombre de véhicules sur les routes. La plupart des transports partagés s’organisent entre automobilistes que ce soit par covoiturage ou autopartage. Les transformations récentes, induites par de nouveaux modèles d’affaires, ne sont pas encore tout à fait intégrées dans la législation. L’incidence de cette transformation graduelle est très marquée sur certaines industries, notamment celle du taxi. Sans porter de jugement de valeur sur les modèles en concurrence, il est juste de dire que tous deux, le classique et le nouveau, répondent à un impératif, celui de réduire le nombre de véhicules sur la route. Toute innovation dans une industrie classique participe, un tant soit peu, à l’inévitable changement de paradigme d’observation.

Les incitatifs de maximisation du covoiturage portent d’ailleurs fruit et permettent l’optimisation du réseau routier. L’auto solo est un modèle à proscrire si l’objectif principal est la réduction de la congestion, la diminution de la pression sur les infrastructures routières et la diminution des GES reliés à cette activité. La solution aux nombreux problèmes de congestion n’est pas aussi simple que d’ajouter des voies aux autoroutes, au contraire, même si cette solution semble la plus évidente. La mobilité intelligente à travers le transport collectif, les transports actifs et alternatifs sont d’autant plus de solutions qui renvoient à la même idée : celle de stimuler l’utilisation d’autres modes de transports que l’automobile en solo.

Le rôle du CIAMIL est donc, à travers tous ces concepts-clés liés à la mobilité intelligente, de stimuler les innovations en transport et de stimuler les investissements d’acteurs clés en mobilité intelligente. Les transformations induites par les innovations ainsi valorisées auront une incidence positive sur la mobilité.

 

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