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LE PARTAGE ET LA PROTECTION DES DONNÉES DES UTILISATEURS DE SERVICES DE TRANSPORT: UN ENJEU SENSIBLE QUE LE CIAMIL SURVEILLE DE PRÈS.

Les enjeux de sensibilité des données sont très actuels. D’importantes questions reviennent dans les médias à fréquence régulière : quel usage spécifique font les organisations, à des fins commerciales, de nos données utilisateurs. Quelles fonctions nos données viennent-elles remplir sans que nous ne nous y attendions? La science des métadonnées est jeune, et les enjeux qui l’entourent, nombreux. La nécessité d’assurer la protection des données n’a jamais revêtu une aussi grande importance qu’aujourd’hui. L’intégrité des données utilisateurs en dépend grandement. La responsabilité des organisations par rapport au partage et à la protection des données des utilisateurs revient-elle à la responsabilité de l’utilisateur d’une plateforme, ou revient-elle plutôt à ceux qui exploitent la plateforme? Sans chercher à trouver de réponse à cette question, nous cherchons à provoquer une réflexion sur le rôle des acteurs dans la protection et le partage des données.

Les organisations qui servent de plaque tournante aux usagers des transports doivent maintenir un certain niveau d’étanchéité et d’intégrité des données de la clientèle pour assurer leur protection quotidienne. Imaginons la puissance de données de géolocalisation pour optimiser les déplacements à l’intérieur d’une ville, d’une région administrative, d’une province, d’un pays, du globe. Il est possible à l’aide de ces données de déterminer l’emplacement géographique exact des usagers. Nul besoin de préciser qu’il est assez risqué de laisser sans protection une donnée de telle valeur.

Rappelons que le CIAMIL est une organisation qui contribuera à la réflexion sur les enjeux éthiques entourant le « BigData » et son incidence sur les utilisateurs des services de transport.

De grands pouvoirs, de grandes responsabilités

Il va sans dire que l’utilisation des données de transport pour fin d’optimisation des flux de transport fait l’unanimité. Cependant, marions ce type d’utilisation aux objectifs commerciaux et marketing de certaines entreprises et soudainement, les utilisateurs risquent d’être moins réceptifs et plus réfractaires à l’utilisation de leurs données personnelles. Il faut que les données accumulées aient une portée concrète pour que les utilisateurs, de plus en plus vigilants par rapport à l’utilisation de leurs données personnelles, acceptent de les céder. La responsabilité sociale des entreprises avec les données des utilisateurs risque de prendre de plus en plus de place. Le Centre d’Incubation en Mobilité Intelligente de Laval compte bien demeurer alerte à ces enjeux importants, notamment pour favoriser une saine mise en œuvre des procédés d’optimisation des transports et de mobilité intelligente.

L’adhésion des utilisateurs aux plateformes proposées dépend de la confiance qu’ils lui vouent. De la sorte, les outils d’optimisation des transports devront fournir une assurance d’intégrité pour que les utilisateurs mettent leur entier assentiment derrière le produit ou service proposé.

Le CIAMIL met l’emphase sur la capacité de développer des outils novateurs et puissants pour stimuler l’innovation technologique et l’optimisation des transports ainsi que des déplacements à partir des données des utilisateurs. Les données doivent donc être sécurisées et surtout non-nominatives.

Mobilité intelligente : Métadonnées ou données?

Qui dit mobilité intelligente, dit automatiquement données des utilisateurs de réseaux de transport. Pour générer de l’intelligence dans nos déplacements, il faut absolument acquérir des données précises sur les déplacements des usagers. Comment arriver à accomplir ce travail colossal sans abuser des intrusions dans la vie des usagers des services de transport? Pour répondre à cette question complexe, il convient de différencier une métadonnée d’une donnée pure.

La métadonnée permet en principe de protéger la donnée sensible en utilisant des balises plus ou moins complexes qui rendent les informations difficilement interprétables. Les données pures, elles, ne sont pas cryptées et ne sont pas protégées par une arborescence spécifique à l’organisation qui utilise les métadonnées. Dans le cas précis des organisations qui sont en position de gouvernance des transports, il est tout à fait normal d’obtenir et d’être en quelque sorte le gardien des données. Mais lorsqu’il s’agit d’un tiers qui utilise les données, les lignes sont beaucoup plus floues, en particulier en situation de partage.

Il faudra donc garder en tête, lorsque viendra le moment d’adopter les avancées technologiques majeures en transport, l’importance de maintenir un encadrement serré de l’usage des données utilisateurs. Faire autrement pourrait entretenir un certain niveau de méfiance et retarder grandement l’adoption des principes sous-tendant la mobilité intelligente.

 

 

 

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